Quatrième dimension (La) (1983)

La quatrième dimension, le film

Réalisé par John Landis, Steven Spielberg, George Miller, Joe Dante

Avec Albert Brooks, Vic Morrow, John Larroquette
Pays:  États-Unis
Genres : Drame, Fantastique, Horreur, Science Fiction, Film à sketches
Durée : 1 h 41 min
Année de production : 1983
8/10

Film à sketchs composé de quatre segments réalisé par Landis, Spielberg, Dante et Miller. Dans ce genre de films à sketchs, on est souvent confronté à des inégalités entre chaque partie, là on a de la chance on a aucun mauvais segment mais en contre partie on a de très bons épisodes qui se détachent des autres. Déjà fan de la série Histoires Fantastiques dont beaucoup de réalisateurs de renoms ont participé (d’ailleurs quand ils veulent pour la saison 2 en DVD), ici on est sensiblement sur le même produit que ce soit sur la qualité, le genre mais aussi la durée. Sans savoir quel réalisateur avait réalisé quel segment, j’ai fais un sans-faute retrouvant chaque réalisateur à son film, leur pattes est bien marqué sur chacun des remakes énoncé ci-dessous. Aucun acteur n’est lié à tous les épisodes excepté la quatrième dimension.

Dès le prologue avec Dan Aykroyd on est captivé. Avançant sur une route sombre, les deux compères s’amusent à se faire peur, et c’est nous qui en subissons les conséquences, le rebondissement est aussi drôle qu’étonnant. Nous voilà face au générique génial repris sur l’idée de la série.

Remake de l’épisode La Grandeur du pardon (John Landis): Le coté fantastique est le moins prononcé ici, même si existant. Face à un homme profondément raciste, celui-ci va vite payer de sa personne en étant projeté dans une dimension « Code Quantum ». Ça pointe fortement la bêtise humaine face au racisme qu’on les hommes entre eux. On passera d’un monde nazi, au KKK sans oublier les Viet. Cet épisode malheureusement sera noirci à l’époque par la mort de deux gamins engagé illégalement et de l’acteur principal. 7/10

Remake de l’épisode Jeux d’enfants (Steven Spielberg): Le segment le plus faible. C’est gentil, c’est mignon, la musique prouve qu’on est dans un monde fantastique familiale de chez Spielberg. L’équipe de retraité qui s’amuse face à leurs vieillissantes apparences nous montre que finalement cette finalité peut trouver un espoir de jeunesse, mais ça c’est dans le monde fantastique de Twilight zone. Ce n’est pas désagréable, la morale est mignonne, mais Spielberg a été plus inspiré dans le genre. On est face à de l’émouvant au détriment du fantastique, mais ça permet aussi de fluctuer avec les deux prochains épisodes plus impressionnants. 6/10

Remake de l’épisode C’est une belle vie (Joe Dante): Au début on ne sait pas dans quelle dimension on va partir. Ce gosse mignon qui se retrouve avec sa famille aux allures trop bizarre, on essaye de comprendre ce qu’il cloche. Et on est rapidement mis au pas face à cette famille pas comme les autres. D’ailleurs le tonton est très bon dans son rôle où il accentue toutes ses émotions. L’institutrice va se rappeler de son petit accident qu’elle a eu avec ce gosse en vélo! La réalisation est brillante. Que ce soit les scènes cartoonesque ou la magnifique scène de confrontation tourbillonnante entre le gosse et l’instit’ dans ce brouillard léger. Magnifique! 9/10

Remake de l’épisode Cauchemar à 20000 pieds (George Miller): La folie! Plongé dans l’angoisse de John Lithgow dans un avion qui affronte les orages, on est totalement en osmose avec lui. On est rapidement mis dans le bain, on ne cherche pas à nous préserver. La sueur lui goutte sur le front, on est captivé par ce qu’il croit voir. La réalisation est tonique, jamais on nous laisse souffler. Tout est amené pour accentuer la claustrophobie face à une bestiole qui semble grignoter l’avion. Est-il fou, seule la fin nous le dira. Paranoïa nous voilà. 9.5/10

Enfin l’épilogue reprenant Dan Aykroyd et mêlant le dernier segment est juste ce qu’il fallait pour conclure ce film.

L’influence de la série au cinéma et à la télévision (Les Simpson ont repris chaque idée pour les Halloween Horror Show) est grande et c’est en découvrant cet échantillon de la série que je me dis être passé à coté de grands moments autour du fantastique. A peine fini le film, j’ai déjà commandé l’intégrale en DVD.

 

 

Pour avoir mon avis sur la série,
empruntez la quatrième dimension:

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