Robocop (2014)

Robocop

Réalisé par José Padilha

Avec Joel Kinnaman, Gary Oldman, Michael Keaton
Pays:  Espagne,   États-Unis
Genres : Action, Crime, Science Fiction, Thriller
Durée : 1 h 57 min
Année de production : 2014
3.5/10

Afficher l'image d'origineEst-ce utile de « remaker » le chef d’œuvre de Verhoeven? Même si la technique a évolué, la réponse est clairement non. Alors même si ce n’est pas un pur copier-coller du film original, rien de bien bandant dans cette reprise. C’est tout juste divertissant et encore j’ai pas mal regardé la montre.

Tout d’abord on a 30 minutes où Robocop n’est pas, on y suit celui qui enfilera son costume sans grande saveur et un pauvre Keaton qui tentera de nous vendre la robotique. En parallèle, on a le Samuel L. Jackson, imbuvable, qui vient cachetonner dans un rôle qui ne sert pas grand chose si ce n’est d’introduire une nouvelle ère.

Le drame arrive, aucune empathie pour le héros, il va sur les 30 minutes suivante s’accommoder de son costume. La moitié du film est passé et on y apprend pas grand chose, c’est très bavard et le spectateur tente de comprendre la douleur du Robocop, mais non elle ne transpirera pas assez comme celle du personnage original, c’est très pauvre niveau psychologie du personnage. Pourtant se retrouver dans la carcasse d’un robot aurait pu amener de grandes scènes. Seule la scène où l’ont voit le peu d’humain qui reste impressionnante. La réalisation amène pas mal d’attente et la déception est encore plus grande quand on se voit finalement avec la dent creuse, sans une seule scène mythique et surtout un film cousu d’avance dès le début (qu’on est vu ou non le film de 1987). On a quand même la chance de revoir les ED-209, ça reste de l’imposant mais c’est malheureusement trop vite expédié. Sans parler de la dextérité et l’agilité qu’à Robocop à se mouvoir, un non-sens quand on connait ses origines.

Même si on apprécie les vues subjectives du Robocop et ses analyses animées à l’écran, jamais le film ne décollera. Les retournements de situations très manichéens sont finalement très pauvres, sans surprise, parce que finalement on s’en fout. Même Gary Oldman qui reste charismatique dans n’importe quel rôle aurait mieux fait de léguer son rôle à n’importe qui d’autre, histoire de pas tacher sa filmographie.

Rien n’est mémorable, tout est oubliable, le film ne fera juste que révéler d’autant plus l’original qui date déjà de plus d’un quart de siècle. On souhaitera juste qu’OmniCorp ne relance pas de production de robot pour une quelconque suite.

3 commentaires sur “Robocop (2014)

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