Roi Scorpion (Le) (2002)

Le Roi Scorpion

Réalisé par Chuck Russell

Avec Dwayne Johnson, Kelly Hu, Michael Clarke Duncan
Pays:  États-Unis,   Allemagne,   Belgique
Genres : Action, Fantastique, Aventure, Science Fiction
Durée : 1 h 30 min
Année de production : 2002
6.5/10

C’est parce que j’avais bien aimé le film, que je me suis acheté la suite et vu que ça faisait un moment que je l’avais pas vu, je me le suis refait avant d’enchainer la suite. Et bien je dois dire que je le revois nettement à la baisse. Alors même si j’ai la nostalgie du spin-off dans lequel il est sorti c’est-à-dire La Momie, y a quand même un net écart entre les deux sagas. Le film s’en éloigne même pour s’ancrer dans son propre univers, vu que cette fois-ci on oublie les momies, on n’y fait même pas référence. On suit cet Acadien, le roi Scorpion, sans peur, venger son peuple et son frère dans de très beaux décors Egyptiens.

A l’époque Dwayne Johnson qui s’appelait The Rock, commençait à peine sa carrière d’acteur. C’était à peine son deuxième film et demi, et franchement il a le mérite d’être aujourd’hui encore à l’écran, en tête d’affiche, lui faisant oublier son image de la WWF qui aurait pu lui coller définitivement à la peau. Mais sa carrure dévoilera un rôle robuste et charismatique, il ne jouera pas les fillettes de service. Autant Hulk Hogan n’aura pas réussi son immersion cinématographique, autant Dwayne a de bons longs films à venir pour devenir le remplaçant d’un certain Arnold! Cheveux longs au vent, arc et les flèches dans le dos, Rock devient Conan, nouvelle génération.

Dès l’introduction du film, The Rock défonce tout. Il n’y a rien de rationnel, ses flèches envoient ses ennemis à plusieurs dizaines de mettre en l’air mais ce n’est pas grave, c’est aussi tonique que drôle. Et c’est cette intro qui restera finalement le moment le plus réussi du film. La continuité se laisse regarder avec une histoire assez basique. Le final avec le boss Memnon est visuellement joli entouré de flammes avec une image très chaude, mais niveau charisme il est loin du Roi Scorpion, et n’a pas vraiment l’allure d’un boss final. Michael Clarke Duncan face The Rock, cela fait une belle affiche, c’est la folie des grandeurs, même si son personnage est malheureusement assez anecdotique.

Alors oui ça casse pas des briques, ni des jambes, Le roi Scorpion est trop gentil, mais cela reste un bon divertissement. Les décors sont beaux, même pour les ménagères de moins de 50 ans avec le corps du Rock tout huilé. Chuck Russell signe ici un film honorable mais bien loin de certains de ses succès.

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