Seuls (2017)

Seuls

Réalisé par David Moreau

Avec Sofia Lesaffre, Stéphane Bak, Thomas Doret
Pays:  France
Genres : Science Fiction, Fantastique
Durée : 1 h 30 min
Année de production : 2017
3/10
Si l’affiche de Seuls peut faire envie, ce teen movie fantastique à la française, au budget fauché s’avère décevant. Adaptation d’une bande dessinée, Seuls fait cohabiter une multitude de clichés passants par des personnages insupportables issus de différentes classes sociales. Les acteurs sont tous mauvais et récitent un texte sans être un brin convaincus. L’écriture des personnages n’est pas bien brillante, dont le petit bourgeois, perdu sans son majordome qui frémit face à un adolescent noir sorti du ghetto. L’héroïne Leïla n’est pas bien plus florissante, même si elle reste le personnage le moins pire à suivre.

Les raccourcis et les incohérences sont multiples et on reste consterné devant le manque d’intelligence des héros, tout comme le manque d’imagination des scénaristes. Le film est un ramassis de poncifs, caricatures et de vide et pourtant il est censé résumer 5 tomes d’une BD. Si l’adaptation est juste, alors rien ne me pousse à la découvrir, au risque de lire des vignettes emphatiques!

Résultat de recherche d'images pour "seuls film"Après Ils, le réalisateur tente de compenser la pauvreté des moyens en jouant avec l’angoisse du vide. Vouloir préserver sa fin pour y apporter un twist final est louable mais derrière il faut amener le spectateur à se divertir et surtout à réfléchir, à défaut de l’ennuyer. A force de jouer du mystère, on s’emmerde! Plus d’une heure de film pour commencer à livrer quelques indices, c’est barbant, surtout que l’on reste passive à vouloir comprendre les motivations des uns et des autres. Le réalisateur pense nous captiver avec une épaisse fumée noire mais avec il ne fait que toucher le néant. N’est pas « Lost » qui veut. Ce fumiste rempart de brouillard n’évoque rien, et on n’a pas de quoi s’interroger sur ce qu’il cache. Le twist final est convenu et revisité, même si sur ce coup je dois avouer que je ne l’ai pas vu venir! Peut-être parce que l’on ne s’interroge jamais?  Enfin, la surprise étant, elle éponge un peu l’ennui jusque-là établi mais rien de bien glorifiant pour un film de Science-fiction qui tente de faire croire qu’il ira plus loin que la série B.

Et qui a-t-il pour combler le contenu qui flotte un peu trop dans son contenant? Du vide. Un désagréable moment de solitude à regarder de la fumée s’épaissir devant des personnages aussi mal écrits que mal interprétés.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.