Seven (1996)

Se7en

Réalisé par David Fincher

Avec Brad Pitt, Morgan Freeman, Gwyneth Paltrow
Pays:  États-Unis
Genres : Crime, Mystère, Thriller
Durée : 2 h 10 min
Année de production : 1995
8.75/10

Encore une petite bombe de Fincher. Pas le meilleur mais il est dans le peloton de tête, facile. Une réalisation remarquable au service d’un scénario intelligent. Il y a juste que la revision est bien moins fracassante que sur un premier visionnage, vu qu’on s’attend forcement à la fin qui est bel et bien le point culminant du film niveau émotion. Cette fin sublime le film, elle écorche le spectateur, elle nous laisse de glace durant le générique.

Tout paraît sale sans être gore. La saturation de l’image restitue une ambiance des plus glauques. Bizarrement aucune scène trash se mêlent dans les images et pourtant on a un ressenti de dégout. Mon coté « voyeur » aurait apprécié la reconstitution en image de chaque meurtre, mais finalement Fincher décide de ne l’expliquer que verbalement (ou par photos) durant les enquêtes (pour info un livret imagé des meurtres par péché est dans l’édition collector du bluray). Une frustration au début, mais un choix judicieux qui nous balance pas dans un film gore pour faire du gore, mais plus une réalisation au service du scénario. Le long dialogue dans la voiture à la fin amène toute l’intensité au film, elle peut paraitre longue quand on sait ce qu’il va se passer mais on comprend nettement mieux les agissements du tueur surtout quand il énonce que tout le monde retiendra ses actes en tant que tueur. C’est Mills qui en retiendra cette enquête et il n’est pas près de l’oublier.

John Doe, désigne en anglais une personne non identifiée, synonyme chez nous de Monsieur X. Un nom de tueur qui montre certainement qu’un tueur peut facilement sortir de nul part, être n’importe qui et ainsi bouleverser notre vie à jamais, ce que subira le détective David Mills. Ce grand méchant du 7ème art est brillamment interprété par Kévin Spacey, pourtant sur une très courte durée du film mais qui s’aligne sur les performances déjà remarquable du duo Pitt/Freeman. Paltrow plus discrète par son rôle accessoire semble tenir bon face à ses deux monstres du cinéma.

Certains raccourcis sont un peu faciles. Le fait que les enquêteurs tombent sur le tueur du premier coup parmi des millions de personnes est peu probable. Surtout que la recherche se fait à partir des empreints de livre d’une bibliothèque de la ville, chose quand même statiquement peu prévisible. De plus, les choix de Doe qui décide de nettoyer la société des maux qui la rongent sont aussi léger. Car être gros, beau ou avocat n’est peut être pas une raison valable pour effacer des gens. Enfin pour un malade comme Doe si et on s’en accommode.

En commettant sept meurtres basés sur les sept pechés capitaux: la gourmandise, l’avarice, la paresse, l’orgueil, la luxure, l’envie et la colère, le film nous livre toute sa beauté par un final réussi et pesant, une enquête certes facile (moins tortueuse que The Game du même réalisateur) mais intéressante et subliment interprété.

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