Sin City (2005)

Sin City

Réalisé par Frank Miller, Robert Rodriguez

Avec Bruce Willis, Mickey Rourke, Clive Owen
Pays:  États-Unis
Genres : Action, Crime, Thriller
Durée : 2 h 03 min
Année de production : 2005
9/10

Après avoir découvert la version cinéma il y a quelques années, j’ai pu cette fois-ci découvrir la version director’s cut recut en bluray. Sincèrement c’est du pareil au même, à la différence que les 4 histoires sont totalement indépendantes et sont munis d’un générique et les quelques scènes rajoutées sont pas indispensables excepté peut être celle de la mère de Marv.

Robert Rodriguez après avoir galéré pendant des années pour adapter les dessins de Frank Miller, arrivera à ses fins en nous offrant un putain de film, autant passionnant visuellement que scénaristiquement. On ne s’ennuie jamais. La découpe des films nous offre des histoires relativement courtes et toutes intéressantes excepté la première qui aura servi à l’époque de test de pré-production pour appâter le dessinateur.

Jolie mais trop court pour s’installer dans la critique, le premier segment permet de montrer le coté sulfureux de Sin City et son monde impitoyable (Dallas….!)

Le second segment peut être le plus dur, nous offre la grande performance de Mickey Rourke en Marv, une sublime interprétation qui permettra à l’acteur de revenir dans nos cœurs au cinéma. Marv, un marginal brutal va être confronté à un ennemi calme mais cruel et redoutable sous les traits d’Elijah Wood. Même dans la souffrance ce monstre ne va pas démordre dans sa froideur. Carla Gugino apportera sa touche sensuelle et quelle touche… plus marquante que celle de Goldie.

Le troisième morceau nous balance dans une jolie histoire avec une petite fille protégé par Bruce Willis, mais qui va être rapidement mis à l’écart par des suspicions infondées. Après des années de prison, la fillette va grandir et être toujours fidèle à son sauveur. Jessica Alba qui enfilera le personnage avec succès (y a de quoi!), va vite déchantée lorsque celle-ci va être traquée par Nick Stahl, en surabondance de jaunisse. Aussi jolie que cruelle, la fin nous plonge dans le monde noir de Sin City sous la neige.

Enfin le quatrième morceau replonge dans la brutalité avec le terrible Benicio Del Toro. Face à Clive Owen en super justicier, leur combat va être aussi loufoque que captivant. Même si cette partie reste aussi sanglante, elle en reste pas moins plus légère, face à un Del Toro décap(it)ant.

L’effet comics est sublime. Le contraste du noir et blanc est déroutant mais nous place vite dans l’ambiance, certaines couleurs se détachent et sont là pour accentuer une scène, un crime ou un personnage. La totalité du casting est formidable, tous les personnages sont bien écrits, et sont tous intéressants et beaux (même les plus laids). La voix off nous installe remarquablement dans l’ambiance. L’animation très comics est elle aussi subliment retranscrite à l’écran. Le graphisme ne fait pas tout, d’autres se seront essayé comme Max Payne ou The Spirit mais la réussite sera loin de celle de Sin City qui restera le plus abouti sur tous les points cinématographiques, dont une B.O remarquable.

Un grand film qui ne doit pas s’arrêter là. On attend déjà le 2 avec une certaine hâte.

Allez Robert, faut assurer et continuer à nous baffer avec ce visuel de malade!

 

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