To Rome with love (2012)

To Rome with Love

Réalisé par Woody Allen

Avec Ellen Page, Woody Allen, Penélope Cruz
Pays:   Italie,   Espagne,   États-Unis
Genres : Comédie
Durée : 1 h 51 min
Année de production : 2012
5.5/10

Un petit Woody Allen mineur, qui raconte plusieurs histoires entre différents protagonistes sans jamais les confronter.

Après Manhattan, Brodway, Hollywood, Barcelone et Paris, l’alibi d’Allen pour réaliser un film est de faire voyager le spectateur. Ici c’est lui qui se prendra quelques vacances en Italie, dans la ville de la Dolce Vita! Si visiter Rome et préserver son atmosphère Italienne semble sincère, l’histoire n’est pas vraiment emballante. Pourtant avec quatre histoires en parallèle, on aurait pu se satisfaire des multiples narrations. Et même si on a quelques préférences entre certains acteurs (Pénélope!) ou certaines situations (Roberto!), le résultat final est assez pauvre.

Pour la première histoire, on suit avec lourdeur le trio Baldwin, Page, Eisenberg. Après nous avoir bien fait avaler une horde de palabres, on se retrouve bête avec une fin sans véritable morale. En effet Baldwin s’incruste dans la visite d’Eisenberg, le temps d’une rencontre, fuyant le regard inhabitée de Page, qui aurait pu nous faire croire à une rencontre d’une autre dimension un peu plus croustillante. La seconde histoire nous met en avant la jolie prostitué jouée par Penelope Cruz qui nous ravit par son étincelante robe rouge mais qui semble s’ennuyer dans un (trop) petit rôle qui ne lui apporte que frustration et laissera la belle latine face à une prestation passable, si ce n’est d’exhiber un peu de son physique (finalement on en demande pas plus (rires), mais sachez qu’elle a été bien plus craquante par le passé!). Le troisième sujet nous plongera dans la pure comédie avec l’excellent Roberto Benigni, dans un monde qui lui appartient pleinement. On force un peu le rire mais la situation est suffisamment insolite pour nous captiver. Enfin, vient le dernier récit, le plus insolite mais pas le meilleur avec Woody Allen himself, qui va mettre en lumière un chanteur lyrique qui révèle exclusivement son talent sous la douche… même sur scène. Pas de quoi être hilare, on reste assez passif mais ça se regarde!

Ce méli-mélo rend parfois le film brouillon, mais la fraicheur des personnages et le rythme ‘O sole mio’ aide le spectateur à achever le visionnage sans trop de mal. Malheureusement il n’en restera pas grand-chose de mémorable, surtout dans la filmographie du petit New Yorkais qui a été auparavant bien plus marquante. Cependant, To Rome with love bénéficie d’une réalisation de bon augure avec une jolie photographie de la ville et un thème musical dépaysant.

Si Rome a des allures de carte postale, ce mélange de romances manque réellement de profondeur. Woody Allen fait valoir son savoir-faire en matière de réalisation mais manquera d’élaborer un scénario un peu plus incisif pour que le spectateur soit moins passif. Même avec Penélope!

1 commentaire sur “To Rome with love (2012)

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