Total Recall: mémoires programmées (2012)

Total Recall : Mémoires programmées

Réalisé par Len Wiseman

Avec Colin Farrell, Kate Beckinsale, Jessica Biel
Pays:  Canada,   États-Unis
Genres : Action, Aventure, Science Fiction, Thriller
Durée : 2 h 01 min
Année de production : 2012
6.5/10

Remaké le chef d’œuvre de Paul Verhoeven semble un challenge difficile pour Wiseman, surtout que l’original est à la fois réussi et devenu culte dans nos esprits. Ce remake tient assez mal la comparaison avec l’original, l’histoire s’en éloigne et le comportement de Douglas Quaid est totalement aseptisé.

Les concepts de rêve et de réalité ne semblent pas véritablement intéresser Wiseman qui privilégie plus l’action et les rebondissements que le sens de l’histoire de Total Recall. L’inventivité du premier n’est plus, le doute non plus et le film se résume qu’à une grande course poursuite. Cela dit ça envoie quand même du lourd, et on ne s’ennuie pas. Quelques éléments viennent cependant nous faire un petit clin d’œil, comme la mythique femme aux trois seins, ou la vieille rousse campé dans l’original par Arnold Schwarzenegger.

Inspirés de l’univers de Philipe K. Dick, les décors décoiffe. C’est simplement fabuleux, on est dans du Minority Report mais en plus sombre et plus sale. La vision du futur est réaliste et les effets spéciaux font honneurs à cette vision avec un travail détaillé et soigné. Cependant je reste déçu de ne pas avoir redécouvert le monde de la planète rouge (Mars).

Colin Farell fait du Colin, il est très bien dans son rôle même si il était plus persuasif dans le doute dans La recrue. Faute certainement à un scénario bâclé. Jessica Biel est sympathique à voir à l’écran, mais ne brillera pas autant que la magnifique Kate Bekinsale, aussi belle que charismatique. Elle tient son rôle fort à merveille. Bryan Cranston, à lui aussi les épaules pour tenir son rôle mais malheureusement est assez vite oublié dans l’intrigue en tant que méchant.

Au final ce remake perd toute son originalité pour devenir une œuvre conventionnelle. C’est beau, c’est fun mais ça manque de teneur scénaristique et de psychologie.

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