Trainspotting (1996)

Trainspotting

Réalisé par Danny Boyle

Avec Ewan McGregor, Ewen Bremner, Jonny Lee Miller
Pays:  Royaume-Uni
Genres : Crime, Drame
Durée : 1 h 33 min
Année de production : 1996
6.5/10

Voilà le dernier film majeur de la filmographie de Danny Boyle qui me manquait à mon palmarès. C’est un réalisateur que j’apprécie beaucoup et après avoir découvert une multitude de genre qu’il le caractérise, on revient ici à ses débuts avec un film très typé britannique par son humour et sa trame autour des junkies en quête de coco et surtout d’héroïne.

La première partie est excellente. Dès la première scène on est dans la course. On est captivé par l’histoire parfois abracadabrante de Rent-Boy, face à son addiction face à la drogue. La scène dans les chiottes les plus salles d’Écosse est tout juste énorme. C’est crade puis on bascule dans une scène totalement WTF. Le montage rythme brillamment les aventures des 3 potes qui tentent de faire une approche vers un plan cul. Les situations sont à la fois pitoyables et drôles. Et la scène de réveille avec la merde dans les draps est hilarante, surtout quand tout bascule avec la belle famille. De quoi se rappeler le film rien que par ce genre de scène. D’ailleurs Ewen Bremner qui joue un « teubé » le fait franchement bien.

La réalisation ne prend pas tout à la rigolade et les morceaux musicaux collent parfaitement à l’histoire. La mort du bébé est assez fatale, et va devenir un traumatisme à travers l’isolation du héros dans la chambre. Une scène sublime, qui fait froid dans le dos face au manque de drogue qui se fait ressentir. On regrette presque de ne pas voir s’animer la tapisserie hypnotisante avec ses trains même si la mise en scène est toujours bien pensée rendant la profondeur de la chambre déroutante.

Malheureusement la seconde partie perd de son intensité. Ewan McGregor cède un peu plus de place au personnage bipolaire joué par Robert Carlyle. Sans être inintéressant, il est dommage que cette comédie s’assagit en tentant de rentrer dans le droit chemin, même si on a envie de voir évoluer positivement le personnage en gardant toujours une certaine réalité de son affliction.

Film tragique comique au sujet lourd et traité de façon légère (bien plus que Requiem for a dream), avec qui on apprécie les drôles d’aventures de quatre lascars aux caractères tous différents.

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