True Romance (1993)

True Romance

Réalisé par Tony Scott

Avec Christian Slater, Patricia Arquette, Michael Rapaport
Pays:  États-Unis
Genres : Action, Crime, Thriller, Romance
Durée : 2 h 00 min
Année de production : 1993
9.5/10

Voilà un des rares films que je n’avais pas découvert de Tony Scott (RIP) et je dois dire que je me suis bien fait plaisir et que c’est une belle surprise comme découverte. Même si on reconnait plus la patte de Tarantino en tant que scénariste (qui a du en imposer sur le tournage) que celle de Scott en tant que réalisateur, l’alchmie qu’il y a entre les deux fonctionne à merveille (plus que sur Tueurs nés vendu à Oliver Stone en même temps).

L’histoire de Clarence et d’Alabama est magnifique. Partir d’une folle aventure d’un soir avec la découverte d’une escort girl dans ses bras, pour finir sur une belle grande histoire d’amour avec un couple aussi attachant, le tout sans nous ennuyer franchement j’en redemande.

Le scénario mixe bien les situations, c’est rondement bien huilé, on sent bien que les groupes vont finir par se rencontrer, c’est même une évidence mais la fin nous fait bien plaisir. Entre coup de feu, plume qui vole, sang qui gicle et corps qui tombent, on en prend plein la gueule dans cette grande cacophonie mafieuse et amoureuse, le tout bien amené tout le long du film.

Patricia Arquette qui est le symbole de la décadence et de la vulgarité, ici joue un rôle touchant, brillant et doux. Elle est tout aussi belle (même avec des vêtements flashy des années 90) que talentueuse. Elle est le maillon centrale de l’histoire, elle réussie à attendrir Christian Slater autant que le spectateur. Slater trouvera ici un de ses meilleurs rôles au cinéma, même si ça dégaine de minot des fois manque de crédibilité, l’histoire et l’approche de son personnage renforce son rôle. Il ya peut être que l’histoire d’Elvis et de ses apparitions qui est un peu poussive, mais ca permet de rentrer encore plus dans le personnage de Clarence.

Enfin gros casting de malade avec Christopher Walker en charismatique Cocotti, Gary Oldman déjanté, le regretté Denis Hopper, Brad Pitt shooté et oubliable, Samuel L. Jackson qui vient prendre son chèque et bien d’autres…

Tony Scott nous offre ici un Bonnie et Clyde moderne avec une violence exacerbée et une histoire furieusement bien rythmé. On peut le dire la recette est bonne et on se régale bien devant ce spectacle.

 

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