Vanité (La) (2015)

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La Vanité

Réalisé par Lionel Baier

Avec Ivan Georgiev, Carmen Maura, Patrick Lapp
Pays:   Suisse,   France
Genres : Drame
Durée : Durée inconnue
Année de production : 2015
4.75/10

Cannes dans le cadre de l’ACID permet aussi a des films indépendant de trouver un distributeur. Pas le temps d’éditer une affiche, le film a trouvé son distributeur.

La fin de vie est un moment souvent douloureux, surtout pour les proches, plus que pour soi-même. Ici, David Miller décide d’en finir avec la vie en faisant appel à une association qui se chargera de lui injecter l’ultime poison. Et c’est l’actrice espagnole Carmen Maura qui sera sa dernière interlocutrice avant d’en finir. Mais c’est pas sans mal que David Miller se confiera à Esperanza, qui sera inopportunément approché par un prostitué homosexuel de la chambre d’à coté. Des (petits) rebondissements viennent continuellement remettre à plus tard la scène attendue, laissant les personnages disserter de manière assez banale sur la mort. De plus, l’histoire avec le fils de David est mal amené et finalement on a du mal à s’attacher au personnage.

L’idée du huis-clos est intéressante, surtout que la situation pourtant lourde devient cocasse pour un moment aussi soldanelle. Il aurait été judicieux de rester dans ce huis-clos jusqu’au bout, sans s’échapper sur la dernière partie. Même si le réalisateur a voulu donner un peu de souffle à sa tragédie, il en oublie d’apporter certains éléments pour que la dramaturgie fonctionne.

L’architecture de l’hôtel, dessiné par notre personnage principal, serait la raison de son mal-être. Mais pourquoi les scénaristes ne sont pas allait à fond dans la problématique. Pourtant on nous matraque de flashbacks avec les plans d’une piscine, avec des gosses qui sautent dedans. Puis on nous parle de normes qui ont changé. On voit bien où le réalisateur veut nous amener, mais jamais il ne dévoilera sa conclusion dramatique qui aurait justifié totalement la volonté du héros à en finir. C’est dommage car cette dernière partie manque cruellement de sens, de saveur et d’émotion. Pourtant l’idée de voir ce qui se cache derrière le rideau, et accessoirement ce qui l’obsède, n’était pas totalement absurde. Je reste dubitatif face à cette dernière partie ratée, surtout pour nous laisser face à un texte qu’on a pas le temps d’ingérer, qui clore le film avec précipitation, alors qu’il y avait moyen de proposer une conclusion de qualité.

Le réalisateur à eu l’opportunité de capter l’insaisissable, cet instant où la vie va basculer vers la mort. Mais 1h15 plus tard, on se retrouve avec trop de dialogues futiles, peu d’émotion et une fin bâclée. Dommage car une bonne moitié du film arrive à nous captiver avec uniquement deux acteurs et une simple chambre.

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