Voyage au Groenland (Le) (2016)

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Le voyage au Groenland

Réalisé par Sébastien Betbeder

Avec Thomas Blanchard, Thomas Scimeca
Pays:   France
Genres : Comédie
Durée : 1 h 38 min
Année de production : 2016
5.5/10

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Bienvenue en Terre inconnue. Après 2 automnes 3 hivers, Sébastien Betbeder revient à l’ACID du Festival de Cannes pour nous présenter son nouveau film. Porté par le tournage du court-métrage « Inupiluk » au Groenland, dans un environnement blanc immaculé, Betbeder réalise une suite avec « Le film que nous tournerons au Groenland », faisant office certes de suite mais aussi de making-of à son prochain film. C’est un an plus tard, à Cannes, qu’est dévoilé Le Voyage au Groenland, dans une sélection qui avait déjà fait connaitre le réalisateur pour son humour facétieux particulier.

Moins drôle que son précédent film mais plus dépaysant, ce film est un voyage initiatique à Kullorsuaq, dans le village le plus reculé du Groenland. Un tournage certainement contraignant mais qui a dû être une source d’inspiration pour les comédiens qui ont partagé humour et culture. Sous sa forme très amateur, avec des répliques qui sentent bon l’improvisation, Thomas & Thomas vont s’adonner à une pluralité de sketchs pas toujours drôles, même parfois médiocres. La tonalité du film aurait mérité de nous décrocher un peu plus de sourires même si on retiendra quelques passages marrants telle que la comparaison des intermittents du spectacle et leurs 507 heures qui pointent aux « Assedic » et le chasseur Groenlandais et ses 507 phoques. Un monde nous sépare! Cet échange des cultures reste agréable à découvrir, surtout que l’on sent que tout n’est pas scénarisé, que ce soit sur nos traditions avec la distribution de crêpes ou leur héritage autour de la chasse aux phoques avec la dissection sur le vif de la bête et une appétissante dégustation du globe oculaire à la clef. Beurk!

Du coté des acteurs, le film repose sur ses deux personnages principaux. Ils ne sont pas mauvais dans leur rôle de crétin même si Thomas Blanchard est moins bon et moins juste que son pote Thomas Scimeca qui semble quant à lui plus à l’aise devant la caméra. On regrettera aussi les pistes inachevées autour de la maladie du père soulant une question qui ne sera pas approfondie. Du coté de la mise en scène, on est assez émerveillé par les paysages vierges de la banquise, mais la photographie aurait mérité d’être améliorée afin de rendre les images encore plus ultimes au vu du site, même si ce n’est pas la fonction première de cette comédie. Enfin, la musique électronique épurée de Minizza se marie agréablement au rythme des images, rattrapant le petit loupé autour de la photographie.

Sous ses aspects de carte postale ethnologique, ce film polaire déglacé à l’humour de « potes » cherche à s’éloigner de la comédie conventionnelle. Cependant, il a du mal à sortir de l’anecdote, même si les deux badins sont relativement récréatifs malgré des dialogues surjoués et improvisés.

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