We need to take about Kevin (2011)

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We need to talk about Kevin

Réalisé par Lynne Ramsay

Avec John C. Reilly, Tilda Swinton, Ezra Miller
Pays:  Royaume-Uni,   États-Unis
Genres : Drame, Thriller
Durée : 1 h 47 min
Année de production : 2011
8.5/10

Film qui reprend le thème principal Cannois de cette année, avec la relation parents-enfants et toutes les difficultés qui en découlent. Un petit coup de cœur sur ce film qui ne laissera certainement pas de marbre les parents, ou les futur-parents en devenir. Et si y en a qui ont des doutes pour concevoir sa future descendance, ce film vous mettra au clair en vous rebutant sur l’idée même de repeupler le monde .

La force du film est la mise en avant de l’éducation d’un enfant qui vit avec deux parents aux personnalités différentes. Un père très effacé et qui ne veut pas voir les difficultés qui gravite dans sa famille, et une mère qui essaye de faire du mieux qu’elle peut mais qui subit le mal-être de son fils, digne d’un petit démon. On ne sait pas pourquoi le comportement de l’enfant vis-à-vis de sa mère est aussi affreux, c’est assez cruel, surtout qu’elle ne peut pas se remettre en question. Seule le coté thérapeutique est exclu du film, ce qui aurait pu être une solution à envisager (cf. titre).

Le casting est prodigieux. Tilda Swinton merveilleuse. John C. Reilly, fantomatique et brillant. Et Ezra Miller/Jasper Newell, les révélations du film avec l’interprétation juste du fils diabolique. Un fils incarné à la fois par un enfant et ensuite par un adolescent qui éblouissent totalement l’écran. D’un visage angélique, il(s) arrive(nt) à totalement se métamorphoser. De plus la ressemblance entre les deux acteurs est assez frappante.

Au départ, on est assez dérouté par la réalisation non chronologique, et le seul repère que nous avons est l’enfant, et quand il n’est pas là, la coupe de cheveux de la mère de famille. La couleur rouge (comme l’affiche d’ailleurs) revient tout au long du film excepté sur la fin, là où l’enfant finalement ne nuit plus quotidiennement à sa mère. En effet, on débute le film avec une scène assez étrange dans une bataille de tomate (tradition espagnole), qui n’a aucun point commun avec le reste du film, mais qui peut être une métaphore de ce que pense la mère de famille à certains moments. La peinture rouge, la robe rouge, le vin rouge, chaque élément rouge vient nous agresser, tout comme la mère est agressée, une photographie et un esthétisme qui a une signification sur laquelle on peut s’interroger.

Certains auront comme référence Elephant ou Bowling for Columbine, mais ici c’est plus qu’un drame c’est le récit d’une famille sur les 20 premières années d’un enfant. On a le temps de s’identifier, aimer et détester le gosse, c’est tout simplement réussit! De plus la B.O est enivrante, elle nous fait passer des moments heureux à des moments affreux. C’est certainement une des B.O. que je retiens du festival avec celle de The Artist.

Un film qui garde toujours espoir (il faut du courage!), avec une mère aimante qui sera toujours une mère quel que soit le comportement de son fils. Brillant, Touchant & Tragique!

Ps: Une pensée pour toutes les mamans qui ont enfanté un petit monstre et qui sont bien obligé de l’aimer et de l’assumer. Bisous Maman.

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