Planète des Singes : Le Nouveau Royaume (La) (2024)

 

Synopsis: Plusieurs générations après le règne de César, les singes ont définitivement pris le pouvoir. Les humains, quant à eux, ont régressé à l'état sauvage et vivent en retrait. Alors qu'un nouveau chef tyrannique construit peu à peu son empire, un jeune singe entreprend un périlleux voyage qui l'amènera à questionner tout ce qu'il sait du passé et à faire des choix qui définiront l'avenir des singes et des humains...

 

La Planète des Singes : Le Nouveau Royaume

Réalisé par Wes Ball

Avec Owen Teague, Freya Allan, Kevin Durand
Pays:  États-Unis
Genres : Science Fiction, Aventure, Action
Durée : 2 h 25 min
Année de production : 2024
7.5/10

Redemarrer une trilogie après l’excellente saga de ces dernières années était un pari risqué. Alors cet épisode vaut-il le coup d’œil ?

Ce nouvel opus s’inscrit parfaitement dans la saga et prend son envol d’un contre-pied en basant sa nouvelle installation en 2325. César n’est plus, mais son idéologie continue d’influencer le monde des primates.

Dès l’introduction, l’émotion est bien présente. La cérémonie crématoire de César dévoile un scène triste, empathique et honorable. Un chapitre se clôt, une nouvelle aventure commence.

Wes Ball nous plonge dans un récit initiatique aux paysages visuellement grandioses. Le scénario reprend le rythme du film de 1968. Le réalisateur prend son temps à raconter son histoire et à poser ses fondamentaux. Les angles d’approche suivent un autre chemin que précédemment, mais permet de nouvelles interactions et moments poétiques au sein de ce périple offensif. Wes Ball s’appuie sur le comportement réel des chimpanzés en pleine nature pour rendre toujours plus crédibles ses personnages. Aussi, il conserve la tradition de la saga en gardant ce questionnement politique et de hiérarchisation avec cette discutable position de l’Homme qui se croit unique et pense que tout lui appartient.

Pertinent dans son discours universel sur le dévoiement des mythes et ceux qui se dissimulent derrière en se les accaparant pour assouvir leur propre soif de pouvoir, Proximus en devient un vilain réussi, en plus d’être classe. Noah quant à lui est plus lisse, plus novice, mais présage un bon caractère de meneur à l’instar de l’indétrônable et charismatique César. Alors le film n’est pas exempt de défaut. Quelques facilités sous-jacentes se dissimulent par ci, par là. Le passage dans le silo découvert par Nova aurait mérité d’être ouvert par un codage lisible que par l’homme pour être totalement crédible, car là, ouvert à tous on se demande pourquoi personne n’est passé par là avant. De plus, les motivations du peu d’humains sont pas toujours lisibles, mais l’odyssée reste immanquablement intéressante.

Se bâtissant avec efficacité sur l’héritage de César, cette quête initiatique n’est pas la claque des premiers opus, mais très certainement une bonne base pour attaquer avec puissance sa nouvelle trilogie. Entre tradition et renouvellement, l’œuvre de Wes Ball remplit parfaitement sa mission. 

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