Whale (The) (2023)

The Whale

Réalisé par Darren Aronofsky

Avec Brendan Fraser, Sadie Sink, Hong Chau
Pays:  États-Unis
Genres : Drame
Durée : 1 h 57 min
Année de production : 2022
6.5/10

Darren Aronofsky a souvent ciblé dans son cinéma, les dérives extrémistes, qu’elles soient liées à la performance (Black Swan) ou à de la dépendance (Requiem For a Dream, Mother!, The Fontain). Le réalisateur réitère ici son oppression sur le surpoids et la dépense à la bouffe. Un malheur grandissant qui semble amorcer le pas de l’autodestruction de l’homme.

The Whale : analyse et explication de la fin - Page 2 sur 2 - Oblikon.netLe récit qui prend la forme d’un huis-clos très théâtral, est étouffant et propose une réflexion sur la vie, ses difficultés, ses injustices et ses blessures. Brendan Fraser, dans le rôle de Charlie, rongé, meurtri, est enfermé dans un corps qu’il laisse dépérir, en suivant ses pulsions les plus animales avec la nourriture. Pourtant, il cherche à se rattacher à la vie notamment en essayant d’être un bon professeur et avant tout un bon père de famille. Le spectateur exprime une certaine empathie pour Charlie, car malgré son obésité, il est dévoué à être bon, que ce soit avec ses élèves ou, bien même, avec son livreur de pizza.

L’acteur Brendan Fraser revient « d’outre-tombe » pour arracher son Oscar mérité et parvient à faire partager, par sa justesse, la moindre souffrance physique et morale de son personnage. Aidé par un maquillage incroyable, le réalisme des prothèses ne décrédibilisera jamais l’acteur. Un travail d’orfèvre minutieux et rigoureux.

Cependant, le scénario à la mauvaise idée d’introduire un jeune prêcheur, paradoxalement peu engagé dans les tentatives larmoyantes de demande à l’aide de Charlie. Et, si la souffrance est constante, le malaise insidieux est trop tardif, oubliant au passage les accoutumées bouffées angoissantes instaurées par le réalisateur. Avec un peu plus de rythme, l’anxiété aurait gagné un peu plus en intensité.

The Whale révèle avec sincérité la vulnérabilité de l’être humain. Œuvre glauque, puissante, mais qui manque parfois d’émotion faute à un rythme un peu morne. L’électrochoc Aronofsky a perdu de sa superbe.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.