Colline où rugissent les lionnes (La) (2021)

La Colline où rugissent les lionnes

Réalisé par Luàna Bajrami

Avec Luàna Bajrami, Flaka Latifi, Andi Bajgora
Pays:  France,   Kosovo
Genres : Drame
Durée : 1 h 23 min
Année de production : 2021
3.5/10

Pour son premier film, Luàna Bajrami réalise un portrait de femme assez médiocre qui manque d’ambition et d’émotion. C’est très plat. Rempli de bonnes intentions artistiques, « son » Kosovo est mis en lumière avec un scénario qui tire en longueur et surtout qui manque d’intérêt. En effet, nous suivons un groupe de trois filles qui cherchent à s’échapper de leur quotidien, dans un monde difficile, au travers d’horreurs familiales (viol, violence et pauvreté).

https://www.liberation.fr/resizer/AgCRKORoWaTURuITzgh8DEq2TL4=/1440x810/filters:format(jpg):quality(70):focal(804x2025:814x2035)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/M5WJ2W6VKVG7VDC5TVIVK3LPTM.JPGSi le sujet peut être étendu sur plusieurs pays en devenant malheureusement universel sur une violence qui ronge notre monde, le long métrage se concentre sur la libération des filles sans s’orienter sur les conséquences d’un éventuel retour. Le regard de la réalisatrice n’est pas assez incisif! Seul le plan final interprétera ce retour avec un plan choc des filles ensanglantées dans une baignoire. Un plan qui peut avoir trois sens: leurs propres morts, la mort des hommes qu’elles détestent ou tout simplement l’image du cœur des filles! Une idée finale viable mais pas assez soutenue durant toute la longueur, pas assez intense pour être pleinement ancré au film!

La colline où rugissent les lionnes n’évite pas non plus certains clichés visuels, lors de plans allongés sur l’herbe ou lors de danses les bras en l’air. Ses ellipses sont élégantes mais pas suffisantes pour permettre au film de vraiment décoller des lieux communs. On passe bien trop de temps dans la flotte à patauger en ricanant, en mêlant rencontre hétéro et homosexuel, histoire d’être totalement dans son sujet de liberté. Mais ces « vacances » contemplative arrivent à nous lasser se perdant dans son sujet finalement trop simpliste et sans aucun rebondissement.

Un premier long qui s’éternise inutilement là où un regard peut-être plus aiguisé aurait rendu le film plus marquant!

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