Monde perdu: Jurassic Park (Le) (1997)

Le monde perdu: Jurassic park

Réalisé par Steven Spielberg

Avec Jeff Goldblum, Julianne Moore, Pete Postlethwaite
Pays:  États-Unis
Genres : Action, Aventure, Science Fiction
Durée : 2 h 09 min
Année de production : 1997
8/10

Il n’aura pas fallu beaucoup de temps pour Spielberg pour relancer la machine à billets. Après le succès du premier opus, on ne peut pas renier cette suite de qualité. Même si on est un cran en dessous, avec une surprise qui n’est plus, on est de nouveau balancé sur l’île voisine du parc pour affronter de nouveau les dinosaures.

Cette fois, le but n’est pas de les découvrir mais de tenter d’empêcher de les utiliser à titre lucratif. Le capitaliste Hamon est devenu naturaliste. Et c’est Jeff Golblum qui va prendre le premier rôle. Sam Neill & Laura Dern ne manque pas parce que le scénario n’a pas besoin d’eux. C’est de nouveau bien écrit et il y a pas de manque de ce coté là, la continuité se fait remarquablement. Muni de gros engins Mercedes stylés, Jeff Goldblum va affronter sa quête avec sa femme joué par Julianne Moore. Toujours agréable de la voir dans un film, même si il est rare dans le voir dans ce genre de registre. D’ailleurs avec cette revision, je redécouvre le rôle de Vince Vaughn et Peter Stomare, peu connu à l’époque.

La scène de la caravane face au T-Rex est jouissive. Cette tension grandit face au véhicule qui se rapproche inévitablement de la falaise. On sent l’ajout de certains CGI mais ça fonctionne super bien. Spielberg surenchérit à chaque fois dans le fatalisme, entre la corde qui casse, la voiture qui dérape, la vitre qui explose sous le poids de Julianne, tout est fait pour nous faire croire que tout va se terminer. De plus, l’environnement rend la scène encore plus effroyable avec cette pluie envahissante et cette nuit qui assombri la scène. Les décors vieillit de 4 ans, plonge nos héros dans un environnement glauque, et encore plus quand on est attaqué par une horde de raptors sauteurs. Cet opus dans la trilogie sera d’ailleurs la plus meurtrière, et le sang coulera plus.

La première partie qui semble assez similaire avec l’homme face aux monstres dans un décor où la végétation est dense, va totalement se dénoter sur la dernière partie. Le T-Rex se retrouve au beau milieu de la ville de San Diego tel King Kong qui veut tenter d’échapper à ses ravisseurs. Mêler des images du jurassique avec notre monde contemporain est bien bandant. Surtout quand c’est amené avec humour, avec un gosse qui découvre un gros dino en face de sa fenêtre avec son chien bouffé laissant pendre au bout de la laisse sa niche.

Les moyens ne sont pas épargnés, la production ne se repose pas sur le premier film. Deux T-Rex de 8 tonnes ont été construits pour ce film afin de rendre les interactions entre l’animal et l’homme encore plus crédible. Et cela fonctionne toujours bien.

Une suite un cran en dessous le premier film mais qui reste dans une lignée de qualité, avec une construction narrative cohérente et une aventure palpitante plus sombre.

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