Chroniques de Tchernoby (2012)

Chroniques de Tchernobyl

Réalisé par Bradley Parker

Avec Jesse McCartney, Jonathan Sadowski, Olivia Taylor Dudley
Pays:  États-Unis
Genres : Horreur, Thriller
Durée : 1 h 26 min
Année de production : 2012
4/10

Franchement le film aurait pu être bien, mais voilà qu’il se vautre lamentablement sur les 20 dernières minutes. En effet, rien que de penser à Tchernobyl ça provoquer des frissons. Hormis de savoir que la catastrophe s’est passée il y a déjà plus de 25 ans, de savoir que toutes les villes environnantes sont aujourd’hui un  »no man’s land » et que la moindre approche d’humain vers la centrale est irréversible pour des milliers d’années, ça fout les jetons. Des reportages type M6 ont tenté d’être curieux et personnellement ça me tenterait de voir comment la nature a repris ses droits et le film est une finalement une bonne approche du concept en offrant du « tourisme de l’extrême ».

Sur la première heure, on s’approche petit à petit du point zéro, on contemple avec dégout et émerveillement cette projection de ce chaos (le tournage ne s’est pas fait à Prypiat mais en Serbie et Hongrie pour une question de sécurité). Mais l’ambiance est là.

Mais à force de tourner en rond et de rencontrer des problèmes on y croit plus beaucoup. Les personnages meurent les uns après les autres sans savoir pourquoi ni comment. Ils s’enfoncent petit à petit vers un pic de radiation extrême (faut être con pour courir dans le mauvais sens). Alors qu’on était préparé à avoir peur, rien ne provoquera la frayeur. Puis on découvre des irradiés mangeur d’hommes, c’est totalement con comme théorie, je ne savais pas qu’on pouvait devenir cannibale à Tchernobyl en tant qu’irradiés. Là où La colline a des yeux était inventif, ce film se plante lamentablement sur sa dernière partie sans rien amener d’effrayant ou de croustillant. Et la fin est même absurde, les scénaristes (tient mais c’est Oren Peli qui surfe sur la vague Paranormal Activity!) ont voulu sortir un mini twist qui n’a aucun sens et qui est franchement naze. Les acteurs n’aidant pas non plus, je trouve ça dommage ce bâclage sur un concept qui aurait pu être flippant.

Symbole d’une tragédie, Tchernobyl provoque la peur, le film moins. Autant voir l’actualité de 1986 pour se souvenir de cet effroi. C’est dommage car c’était bien parti. Et pouf Tchernobyl.

 

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