Etrange créature du lac noir (L’) (1954)

L'étrange créature du lac noir

Réalisé par Jack Arnold

Avec Richard Carlson, Julie Adams, Richard Denning
Pays:  États-Unis
Genres : Aventure, Horreur, Science Fiction
Durée : 1 h 25 min
Année de production : 1954
7/10

Il est net que des classiques comme celui-ci resteront une marque indélébile dans le cinéma fantastique de chez Universal. J’ai pas cherché à découvrir ce film en 3D, et au vu de sa mise en scène sous marine dans un lagon assez trouble, je ne suis pas sur que la profondeur de champ soit très efficace.

La bête mystérieuse se cache dans les eaux troubles du lagon noir et se dévoile petit à petit en étant une menace constante pour les scientifiques qui viennent faire des recherches sur les traces possibles de son existence. On ne sait pas quelles sont ses motivations, même si elle nous montre dans l’introduction une approche pas très accueillante. Malheureusement on tourne rapidement en rond laissant place un jeu du chat et de la souris, laissant juste des rencontres furtives entre les protagonistes face a quelques harpons plantés dans la créature qui semble garder un coté humain.

Lorsque l’héroïne nage sans aucune crainte, on sent le regard de bête « humaine », le spectateur a peur pour elle, même si la mise en scène et la B.O. de l’époque n’accentue pas assez cette menace. La nage réalisée entre les deux créatures (l’héroine et le monstre) va se transformer en un sublime balai aquatique dans de très beaux décors épurés. On ne sait pas si elle est là pour croquer la nageuse ou pour la contempler. D’ailleurs on sent l’inspiration qu’à du avoir Steven Spielberg pour des plans sous-marins qu’il nous offre dans Les dents de la mer. Le schéma reste assez classique tout comme la fin qui nous dévoile le tableau de la belle, la bête et les sauveteurs sur une ultime confrontation.

L’acteur sous son costume se fait là aussi trop ressentir, sa nage n’est pas assez bestiale laissant son coté humain refaire surface, même si le maquillage et le costume sont extrêmement réaliste. Le regard de la bête en devient même perturbant, nous laissant penser qu’X-Files à aussi eu ses inspirations pour créer sa bête dans L’hôte.

Un bon petit film de monstres d’époque comme je les aime mais qui ne m’empêchera pas de préféré la créature au doux nom d’Ymir dans À des millions de kilomètres de la Terre. Je vais me tenter les deux suites (La revanche de la créature, et La créature est parmi nous) moins connus mais qui me passionne toujours, surtout quand on sait que la créature sort vers la ville (tiens on a déjà vu une suite comme ça avec des dinos).

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.