Jessie (2017)

Jessie

Réalisé par Mike Flanagan

Avec Carla Gugino, Bruce Greenwood, Henry Thomas
Pays:  États-Unis
Genres : Horreur, Thriller
Durée : 1 h 43 min
Année de production : 2017
8/10

Carla Gugino - This is Jessie Burlingame. #gerarldsgame #stephenking #netflix. 📸 taken by the awesome #glenwilson on set in #alabama #behindthescenes | FacebookAdaptation du roman éponyme Gerald’s Game, en français Jessie, de Stephen King, ce thriller est une belle réussite tant sur sa réalisation que par ses rebondissements. Il est même dommage qu’un tel film soit rangé dans les productions Netflix sans grande visibilité alors que nous avons un scénario bien construit avec une mise en scène soignée de la part de Mike Flanagan et Carla Gugino en héroïne tiraillée par ses secrets et ses souvenirs. Au-delà d’avoir le plaisir de la voir en nuisette attachée à un lit, son rôle est intense et la psychologie du personnage est incisive. Le spectateur n’en ressort pas indemne. On n’imaginait pas qu’une séance légèrement sadomaso puisse être si douloureuse!

Au malaise que provoque la situation initiale en restant attaché à un lit, répondra une espèce d’escalade sans fin de péripéties inconfortables au fur et à mesure que les traumatismes les plus enfouis de Jessie ressurgiront. Le traumatisme prendra forme sous diverses formes pour donner une force aux mésaventures du couple. Les choix du réalisateur de respecter les longs dialogues imaginaires de Jessie, qui l’amènent à trouver des solutions à sa situation désespérée sont courageux et manque finalement pas d’ambition. Jamais l’ennui ne s’installera. D’un simple survival, l’intrigue va passer par une introspection à la limite du soutenable. Les répliques entre son mari, sa conscience et elle-même sont croustillantes et nous pousse à être consentement dans la recherche d’une issue. Le film développe l’ignominie du scénario que ce soit autant psychologique que visuel avec une scène de « libération » quasi insoutenable (ndlr: 127h n’a qu’à bien se tenir!).  Enfin, le twist final sur la véritable « raison d’être » du chien errant en rajoute une couche sur l’horreur et l’effroi qu’à pu instaurer ici Stephen King, au détriment du fantastique.

Une belle petite claque trop méconnue qu’elle soit de King ou de Flanagan. A découvrir!

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