La tour sombre (2017)

La Tour sombre

Réalisé par Nikolaj Arcel

Avec Idris Elba, Matthew McConaughey, Tom Taylor
Pays:  Afrique du Sud,   États-Unis
Genres : Fantastique, Action, Science Fiction, Aventure
Durée : 1 h 35 min
Année de production : 2017
5/10
Adaptée d’une série de romans de Stephen King, il faut reconnaître que cette Tour sombre possède pas mal d’atouts associés à tout autant de défauts. Saga de 8 tomes, cet univers mixant fantastique, fantasy et western se résume à un simple film de 1h30. Ainsi comment peut-on résumer une saga aussi grande que celle de d’Harry Potter en un seul et unique film?

Le dernier Pistolero est condamné à livrer une éternelle bataille contre l’Homme en noir, qu’il doit à tout prix empêcher de détruire la Tour sombre, clé de voûte de la cohésion de l’univers. Mais à part la voir, on ne connaît pas la genèse de cette tour, point central du film. Ainsi se base le scénario autour d’une mystérieuse Tour, sans s’efforcer de donner plus d’explications sur les raisons exactes qui poussent la Tour Sombre à stabiliser un univers. À part dire qu’elle s’engendrera le chaos dans l’Univers, on s’étonne de voir que sa destruction est possible par le « mental » d’enfants. Le spectateur se trouve ainsi dépassé par un constat sans crédibilité face à un scénario manichéen du bien contre le mal qui vont s’affronter dans un ultime combat d’une durée d’une heure. De plus, le Shining, effet revu de King, n’est là aussi pas du tout exploité.

Critique : La Tour Sombre, étrange adaptation de Stephen King | Premiere.frHeureusement, la mise en scène nous sauve d’un film bâclé, ce qui est consternant quand on sait que l’intrigue est adaptée des écrits de Stephen King. Les scènes de combat se focalisent ainsi sur le Pisolero affrontant ses ennemis, avec un talent inouï. Lorsque le Pistolero charge ses munitions, lorsqu’il trouve sa cible en fermant les yeux, lorsqu’il crée des combinaisons en enchainant plusieurs tirs, le spectacle est assez grandiose. Vous l’aurez compris, Le Pistolero, est la clé de voute du film, bien plus que La Tour sombre qui conserve bien trop de mystère. En face, nous avons un Matthew McConaughey qui cabotine dans un rôle qui semble ne pas lui coller à la peau du tout. La fin est assez ridicule et se résout comme d’habitude dans l’éclat d’une balle bien placée, qui laisse le spectateur radicalement sur sa faim, sur un happy-end bien loin de la fin pensée à l’origine.

Un potentiel gâché par un film étriqué au scénario comprimé, sans jouir des écrits du romancier King!

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