Madres Paralelas (2021)

 

Synopsis: Deux femmes, Janis et Ana, se rencontrent dans une chambre d'hôpital sur le point d’accoucher. Elles sont toutes les deux célibataires et sont tombées enceintes par accident. Janis, d'âge mûr, n'a aucun regret et durant les heures qui précèdent l'accouchement, elle est folle de joie. Ana en revanche, est une adolescente effrayée, pleine de remords et traumatisée. Janis essaie de lui remonter le moral alors qu'elles marchent telles des somnambules dans le couloir de l'hôpital. Les quelques mots qu'elles échangent pendant ces heures vont créer un lien très étroit entre elles, que le hasard se chargera de compliquer d'une manière qui changera leur vie à toutes les deux.

 

Madres paralelas

Réalisé par Pedro Almodóvar

Avec Penélope Cruz, Milena Smit, Israel Elejalde
Pays:  Espagne
Genres : Drame
Durée : 2 h 00 min
Année de production : 2021
6.5/10

Septième collaboration entre Pedro Almodóvar et Pénélope Cruz, Madres Paralelas se concentre sur les thèmes familiaux habituels qui habitent le réalisateur.

Un Almodóvar plutôt classique dans la forme, le réalisateur s’attache à ses personnages à travers l’intime de leur maternité, avec un sens du mélodrame et de la couleur, en brassant avec émotion les thèmes de la filiation et du deuil. Sa fascination pour les femmes torturées, belles, puissantes et si fragiles, dévoile une intrigue simple mais globalement efficace. Rapidement, les destins des deux héroïnes vont se lier à jamais, faute à un événement inattendu et inconcevable, qui a le don de remuer le spectateur, qui cherche à définir une issue comme si la situation se présentait à lui.

Si l’émotion est palpable, le film plongera malheureusement dans une sous-intrigue hautement inintéressante. Le métrage aurait gagné à se concentrer uniquement sur les deux grossesses et les dégâts engendrés, pour monopoliser pleinement l’émotion, sans aller piocher dans les fosses communes franquistes qui n’ont pas véritablement de lien. En effet, la recherche des origines du village dévoile une histoire creuse qui amoindrit les émotions jusque-là bien établies. Les deux histoires cohabitent mal et brisent la tristesse éprouvée pour notre bonne mère, Pénélope, qui continue cependant à irradier l’écran.

Teinté d’une signature cinématographique qu’on reconnaît à Almodóvar, Madres Paralelas aurait eu tout intérêt, pour gagner en émotion, à se concentrer sur la maternité de ses deux héroïnes, sans aller creuser dans une seconde sous-intrigue.

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