Mr. Wolff (2016)

 

Synopsis: Petit génie des mathématiques, Christian Wolff est plus à l’aise avec les chiffres qu’avec les gens. Expert‐comptable dans le civil, il travaille en réalité pour plusieurs organisations mafieuses parmi les plus dangereuses au monde. Lorsque la brigade anti‐criminalité du ministère des Finances s’intéresse d’un peu trop près à ses affaires, Christian cherche à faire diversion : il accepte de vérifier les comptes d’une entreprise de robotique ayant pignon sur rue. Problème : la comptable de la société a décelé un détournement de fonds de plusieurs millions de dollars. Tandis que Christian épluche les comptes et découvre les rouages de l’escroquerie, les cadavres s’accumulent…

 

Mr Wolff

Réalisé par Gavin O'Connor

Avec Ben Affleck, Anna Kendrick, J.K. Simmons
Pays:  États-Unis
Genres : Crime, Thriller, Drame
Durée : 2 h 08 min
Année de production : 2016
4.5/10

Thriller américain peu ordinaire, Mr Wolff enquête de façon pas toujours compréhensible à travers un récit qui s’embrouille dans une série d’explications narratives. Rien n’est abouti, rien n’est crédible, tout est maladroit, on peine même à comprendre les enjeux des différentes lignes scénaristiques.

A vouloir multiplier les casquettes du héros, le réalisateur fait perdre du sens à son personnage. Avec son costard cravate de l’expert-comptable doublé d’un génie des mathématiques et surtout atteint d’un autisme sévère, Ben Affleck va se transformer en tueur à gag. Rien que ça ! Apparemment, si vous êtes un autiste à un stade avancé, sachez qu’en plus de vos cours de mathématiques, vos cours d’arts martiaux seront délivrés par un maître asiatique sorti de nulle part et feront de vous une machine à tuer. Tout est déséquilibré et invraisemblable.

Ben Affleck et sa mâchoire crispée jusqu’aux oreilles nous livrent un rôle creux, sans rien transmettre à l’écran si ce n’est de la frustration. Il tue comme il fait ses comptes, avec froideur et précision. Le spectateur est embarqué dans une tuerie incontrôlée que les forces de l’ordre et la justice ignorent. Le plus embarrassant demeure sa confrontation risible avec Jon Bernthal.

La photographie est souvent trop contrastée et la mise en scène ultra basique. Sa partenaire Dana Cummings est lisse et peu utile. Et le twist final du méchant frère n’est finalement pas plus réjouissant. Aussi vite vu, aussi vite oublié. On ne retiendra essentiellement ici que la mauvaise trogne de Ben Affleck.

Thriller passable et oubliable avec un Ben Affleck qui offre le strict minimum.

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