Dune : Deuxième Partie (2024)

Synopsis: Le voyage mythique de Paul Atreides qui s'allie à Chani et aux Fremen dans sa quête de vengeance envers les conspirateurs qui ont anéanti sa famille. Devant choisir entre l'amour de sa vie et le destin de l'univers, il fera tout pour éviter un terrible futur que lui seul peut prédire.

 

Dune : Deuxième partie

Réalisé par Denis Villeneuve

Avec Timothée Chalamet, Zendaya, Rebecca Ferguson
Pays:  États-Unis
Genres : Science Fiction, Aventure
Durée : 2 h 45 min
Année de production : 2024
3/10

Dire que c’est un mauvais film ne serait pas objectif. Mais l’œuvre de Dune dans sa globalité est franchement indigeste. Que ce soit sur sa première adaptation ou celle-ci, l’histoire est injustement complexe, biscornue, ambitieuse, bancale et bizarre.

Enlisée dans les sables mouvants de l’ennui dans lesquels le spectateur s’enfonce pendant 165 minutes interminables (5h de diptyque), cette seconde partie de Dune ne parvient pas à compenser un scénario creux.

Les plans depuis le premier film sont répétitifs. On est toujours incertains de la position des peuples, de leur maison et de leur planète. Quand la maison Atréides rencontre la maison Harkonnen, et les Bene Gesserit combattent les Fremen sur la planète Arrakis, on perd rapidement notre latin, bien que le scénario ait été lissé pour être le plus compréhensible, se détachant au passage de l’œuvre de Frank Herbert. De sa longue scène sur le ver du désert, aux images de jeux de cirque en monochrome, seule la photographie s’en sort haut la main. Les décors sont majoritairement sublimes malgré notre questionnement sur les costumes et le choix artistique de représenter les objets de façon totalement différente, saugrenue, prétentieuse et impalpable.

Le film de Denis Villeneuve reste désespérément glacial et bien peu d’interactions entre les protagonistes n’éveillent chez nous des sentiments ou de l’empathie. On contemple donc tout cela à bonne distance, c’est déprimant. La psychologie des personnages, leurs histoires, relations, rien n’est développé. La relation amoureuse entre les personnages de Timothée Chalamet et Zendaya est inexistante. S’il faut attendre un troisième épisode, la pilule risque d’être difficile à avaler, tant pour les spectateurs que pour les producteurs car Dune reste incontestablement une œuvre difficile à adapter.

Cette traversée du désert est une métaphore assez juste de ce que le film nous inflige. Dune trouvera certainement son public avec des avis tranchés, mais pour ceux qui n’adhèrent pas, la saga peut rapidement se transformer en fardeau.

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