Homme qui en savait trop (L’) (1956)

L'Homme qui en savait trop

Réalisé par Alfred Hitchcock

Avec James Stewart, Doris Day, Brenda De Banzie
Pays:  États-Unis
Genres : Aventure, Crime, Drame, Mystère, Suspense, Thriller
Durée : 2 h 00 min
Année de production : 1956
7.5/10

Après avoir passé ses vacances à Monaco avec La main au collet, Hitchcock part au Maroc pour y tourner L’homme qui en savait trop, remake américain de sa première version britannique de 1934.

La force du film est de mêler un complot international dans des décors totalement différent entre le début et la fin. En effet, un couple ordinaire se retrouve involontairement mêlé à l’intrigue qui va radicalement changer leur existence.

L’introduction commence avec une séquence de plus de 8 minutes sans parole dans un orchestre sans savoir pourquoi nous sommes là. Puis on est contrebalancé dans des paysages très orientaux à Marrakech souligné par une culture très différente (cf. la scène du restaurant), pour finir à Londres dans la grandeur d’un monde plus huppé au Royal Albert Hall, là où Bernard Herrmann (petit clin d’œil au compositeur) jouera son propre rôle pour le dernier coup de cymbale, vu dans l’introduction. Le suspens est assez efficace, on est dans l’expectative de savoir ce qu’il v a advenir du couple et de leur mioche.

Le grand Daniel Gélin viendra faire son apparition dans un rôle énigmatique tout aussi important que succinct. J’ai beaucoup d’estime pour cet acteur que j’ai toujours trouvé remarquable et je suis à la fois surpris et content de le voir jouer dans un Hitchcock. Soulignons encore la très bonne performance de James Stewart accompagné de Doris Day, qui ne sera pas la blonde la plus intéressante mais reste une de plus jolie. L’humour est moins prononcé, seule une scène nous prouvera qu’Hitchcock aime amuser son public avec Stewart qui se trompe de « Chapell » pour finir dans un branle-bade de combat sous l’œil guéri d’animaux empaillés.

Cependant, on regrettera les incrustations souvent inutiles (en tout cas je n’ai pas d’élément pour les comprendre) des acteurs sur des fonds de décors pourtant simple à filmer en réel. A dos de cheval ou en voiture j’arrive à comprendre la contrainte technique qui pousse Hitchcock à filmer sur fond animé/rajouté, mais là on a pas mal de scène en ville qui n’ont pas nécessairement besoin de cette astuce. Certainement qu’il y a une raison, mais malheureusement même si la restauration est extraordinaire, l’œil est tout de même attiré par ses rajouts de fond de scène, souvent plus pâle, ou flou que le reste.

La fin aurait du se finir après la scène concert, là ou l’attentat/meurtre doit retentir et l’intensité est à son apogée. Mais une dernière partie vient compléter l’intrigue qui s’éternise avec la musique (oscarisé) qui m’a fait saigner les oreilles de Que Sara repris en boucle par la jolie Doris Day. Elle a beau avoir une voix douce et mélodieuse, à la fin c’était un peu long, le refrain on le connaissait et le suspens retombe pour finir sur un happy end.

Encore un très bon film maitrisé qui nous laisse pas mal de scènes mémorables en tête, même si ce n’est pas le meilleur film (un poil surestimé) du maitre.

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