Love and Monsters (2021)

Love and Monsters

Réalisé par Michael Matthews

Avec Dylan O'Brien, Jessica Henwick, Michael Rooker
Pays:  États-Unis
Genres : Comédie, Action, Aventure, Fantastique
Durée : 1 h 49 min
Année de production : 2020
6.75/10

Love and Monsters | Site officiel de NetflixSi Love And Monsters brille surtout pour son atmosphère post-apocalyptique remplie de créatures aux designs funs et attrayants, le scénario peine à tenir dans la durée avec des personnages très simples et un rebondissement final un peu bancal.

A travers une planète désormais dominée par une gigantesque faune mutante ayant obligé les rares survivants humains à vivre cachés, nous suivons sans déplaisir à travers ce road-movie post-apocalyptique, un jeune homme qui cherche à rejoindre un amour de jeunesse. Le déroulement de l’intrigue met en avant les angoisses adolescentes et le passage à l’âge adulte dans un monde qui semble alors hostile et dangereux, même si jamais angoissant. Ainsi Dylan O’Brien joue un garçon pas très habile pour combattre des monstres, laissant entrevoir certes un peu d’humour mais surtout du réalisme à travers son personnage qui semble être aussi « humain » que nous le serions dans une telle situation. L’aventure laisse entrevoir un voyage initiatique, une quête identitaire, au cours duquel Joel va faire des rencontres plus ou moins marquantes dont celle du chien errant Boy. L’éveil aux responsabilités adultes dévoile des moments touchants avec une attitude toujours bienveillante de la part de notre héros, signe de sa victoire finale. On y entrevoit même un peu d’émotion, notamment lors de la rencontre entre notre apprenti héros et Mav1s, un robot intelligent en fin de vie. En tout cas bien plus que la rencontre avec Aimee qui a grandi, changée et même oubliée son passée. Des retrouvailles (de nouveau) réaliste sur un plan social, surtout 7 ans plus tard, mais qui devient une description sur ses intentions et attentes filmiques. Aimee perd totalement de l’intérêt dès lors où nous la retrouvons!

La découverte du bestiaire est sympathique. Les bébêtes sont impressionnantes de détails et de réalisme. À la fois « ragoutantes » et visuellement réussies, on est ici dans un monde confortable à travers un divertissement presque familial. Mais que reste-t-il de l’œuvre? L’histoire d’amour, pourtant moteur du récit, s’essouffle et tient pas vraiment la route, surtout avec Jessica Henwick qui ne marque pas les esprits. Notre héros Joël n’est pas inintéressant même s’il a beaucoup appris sur la façon de ne plus être un looser pour devenir un guerrier, le happy-end final apporte un peu trop de niaiserie rendant le film un peu trop lisse, un peu trop  fade. Un film qui manque franchement de piquant, de frénésie et un soupçon de tension!

C’est bien réalisé avec un bestiaire intéressant et esthétique mais le scénario manque franchement d’intensité. Dommage car le produit est loin d’être détestable.

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